Bienvenue à tous sur le blog Fragments de Cerveau, consacré aux citations, aux mots d'esprits, à l'humour noir, aux poèmes, aux stances, aux extraits de films, et tous autres jeux de mots. Je vous souhaite une bonne lecture et quelques éclats de rires.




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jeudi 5 février 2009

Le Bouquet de l'amour

«Dans ce moment les politesses, les souhaits vingt fois répétés,et les ennuyeuses caresses, pleuvent sans doute à tes côtés. Après ces complimens sans nombre, l' amour fidèle aura son tour ; car dès qu' il verra la nuit sombre remplacer la clarté du jour, il s' en ira, sans autre escorteque le plaisir tendre et discret, frappant doucement à ta porte, t' offrir ses voeux et son bouquet. Quand l' âge aura blanchi ma tête, réduit tristement à glaner ,j' irai te souhaiter ta fête, ne pouvant plus te la donner. »

mardi 20 janvier 2009

LA FRAYEUR


T'en souviens-tu, mon aimable maîtresse, de cette nuit où nos brûlants désirs et de nos goûts la libertine adresse à chaque instant varioient nos plaisirs ? De ces plaisirs le docile théâtre favori soit nos rapides élans ; mais tout-à-coup les supports chancelants furent brisés dans ce combat folâtre, et succombant à nos tendres ébats, sur le parquet tombèrent en éclats. Des voluptés tu passas à la crainte ; l'étonnement vint resserrer soudain ton foible coeur palpitant sous ma main ; tu murmurois, je riois de ta plainte ; je savois trop que le dieu des amants sur nos plaisirs veilloit dans ces moments. Il vit tes pleurs ; Morphée, à sa prière, du vieil Argus que réveilloient nos jeux ferma bientôt et l'oreille et les yeux, et de son aile enveloppa ta mère. L'aurore vint, plutôt qu'à l'ordinaire, de nos baisers interrompre le cours ; elle chassa les timides amours ; mais ton souris, peut-être involontaire, leur accorda le rendez-vous du soir. Ah ! Si les dieux me laissoient le pouvoir de dispenser la nuit et la lumière, du jour naissant la jeune avant-courrière viendroit bien tard annoncer le soleil ; et celui-ci, dans sa course légère, ne feroit voir au haut de l'hémisphère qu' une heure ou deux son visage vermeil. L'ombre des nuits dureroit davantage, et les amours auroient plus de loisir. De mes instants l'agréable partageseroit toujours au profit du plaisir. Dans un accord réglé par la sagesse, à mes amis j'en donnerois un quart ; le doux sommeil auroit semblable part, et la moitié seroit pour ma maîtresse.

lundi 19 janvier 2009

IL EST TROP TARD



Rappelez-vous ces jours heureux où mon coeur crédule et sincère vous présenta ses premiers vœux ; combien alors vous m'étiez chère ! Quels transports, quel égarement ! Jamais on ne parut si belle aux yeux enchantés d’un amant ; jamais un objet infidèle ne fut aimé plus tendrement. Le tems sut vous rendre volage ; le tems a su m' en consoler. Pour jamais j'ai vu s'envoler cet amour qui fut votre ouvrage ; cessez donc de le rappeler. En vain, plus douce et plus soumise, vous semblez revenir à moi ; vous demandez en vain la foi qu’à la vôtre j'avois promise ; grâce à votre légèreté, j' ai perdu la crédulité qui pouvoit seule vous la rendre. L’on n’est bien trompé qu’une fois ; de l'illusion, je le vois, le bandeau ne peut se reprendre. échappé du piège menteur où sa liberté fit naufrage, l'habitant ailé du bocage reconnoît et fuit l'esclavage que lui présente l'oise leur.
AU GAZON FOULE PAR ELEONORE




Trône de fleurs, lit de verdure, gazon planté par les amours, recevez l'onde fraîche et pure que ma main vous doit tous les jours. Couronnez-vous d'herbes nouvelles ; croissez, gazon voluptueux. Qu'à midi, zéphyre amoureux vous porte le frais sur ses ailes. Que ces lilas entrelacés dont la fleur s'arrondit en voûte, sur vous mollement renversés, laissent échapper goutte à goutte les pleurs que l'aurore a versés. Sous les appas de ma maîtresse ployez toujours avec souplesse, mais sur le champ relevez-vous ; de notre amoureux badinagene gardez point le témoignage ; vous me feriez trop de jaloux.

dimanche 18 janvier 2009

LE CABINET DE TOILETTE

Voici le cabinet charmant où les grâces font leur toilette. Dans cette amoureuse retraite j’éprouve un doux saisissement. Tout m’y rappelle ma maîtresse, tout m'y parle de ses attraits, je crois l'entendre, et mon ivresse la revoit dans tous les objets. Ce bouquet, dont l’éclat s’efface, toucha l'albâtre de son sein ; il se dérangea sous ma main, et mes lèvres prirent sa place. Ce chapeau, ces rubans, ces fleurs, qui formoient hier sa parure, de sa flottante chevelure conservent les douces odeurs.


Voici l’inutile baleine où ses charmes sont en prison. J' aperçois le soulier mignon que son pied remplira sans peine. Ce lin, ce dernier vêtement... il a couvert tout ce que j’aime ; ma bouche s' y colle ardemment, et croit baiser dans ce moment les attraits qu'il baisa lui-même. Cet asile mystérieux de Vénus sans doute est l’empire. Le jour n’y blesse point mes yeux ; plus tendrement mon coeur soupire ; l' air et les parfums qu'on respire de l' amour allument les feux. Parois, ô maîtresse adorée ! J’entends sonner l’heure sacrée qui nous ramène les plaisirs ; du tems viens connoître l'usage, et redoubler tous les désirs qu'a fait naître ta seule image.
L'ABSENCE

Huit jours sont écoulés, depuis que dans ces plainesun devoir importun a retenu mes pas. Croyez à ma douleur, mais ne l'éprouvez pas. Puissiez-vous de l'amour ne point sentir les peines ! Le bonheur m'environne en ce riant séjour. De mes jeunes amis la bruyante allégressene peut un seul moment distraire ma tristesse ; et mon coeur aux plaisirs est fermé sans retour. Mêlant à leur gaîté ma voix plaintive et tendre, je demande à la nuit, je redemande au jour cet objet adoré qui ne peut plus m' entendre. Loin de vous autrefois je supportois l'ennui ; l'espoir me consoloit ; mon amour aujourd'hui ne sait plus endurer les plus courtes absences. Tout ce qui n'est pas vous me devient odieux.

Ah ! Vous m'avez ôté toutes mes jouissances ; j' ai perdu tous les goûts qui me rendoient heureux ; vous seule me restez, ô mon Éléonore ! Mais vous me suffirez, j'en atteste les dieux ; et je n' ai rien perdu, si vous m' aimez encore.

samedi 17 janvier 2009

MA MORT


De mes pensés confidente chérie, toi, dont les chants faciles et flatteurs viennent par fois suspendre les douleurs dont les amours ont parsemé ma vie ; lyre fidèle, où mes doigts paresseux trouvent sans art des sons mélodieux, prends aujourd'hui ta voix la plus touchante, et parle-moi de ma maîtresse absente.
Objet chéri, pourvu que dans tes bras de mes accords j’amuse ton oreille, et qu'animé par le jus de la treille, en les chantant, je baise tes appas ; si tes regards, dans un tendre délire, sur ton ami tombent languissamment ; à mes acens si tu daignes sourire ; si tu fais plus, et si mon humble lyre sur tes genoux repose mollement, qu' importe à moi le reste de la terre ?
Des beaux esprits qu’importe la rumeur, et du public la sentence sévère ? Je suis amant, et ne suis point auteur. Je ne veux point d’une gloire pénible ; trop de clarté fait peur au doux plaisir. Je ne suis rien, et ma muse paisible brave, en riant, son siècle et l’avenir. Je n’irai pas sacrifier ma vieau fol espoir de vivre après ma mort. ô ma maîtresse !
Un jour l’arrêt du sortviendra fermer ma paupière affoiblie. Lorsque tes bras, entourant ton ami, soulageront sa tête languissante, et que ses yeux soulevés à demiseront remplis d' une flamme mourante ; lorsque mes doigts tâcheront d'essuyertes yeux fixés sur ma paisible couche, et que mon coeur, s'échappant sur ma bouche, de tes baisers recevra le dernier ; je ne veux point qu’une pompe indiscrètevienne trahir ma douce obscurité, ni qu'un airain à grand bruit agité annonce à tous le convoi qui s' apprête. Dans mon asile, heureux et méconnu, indifférent au reste de la terre, de mes plaisirs je lui fais un mystère ; je veux mourir comme j' aurai vécu.
LES ADIEUX


Séjour triste, asile champêtre,

qu' un charme embellit à mes yeux,

je vous fuis, pour jamais peut-être !

Recevez mes derniers adieux.

En vous quittant, mon coeur soupire.

Ah ! Plus de chansons, plus d’amours.

Éléonore ! ... oui, pour toujours

près de toi je suspends ma lyre.

jeudi 15 janvier 2009

LE VOYAGE MANQUE


Abjurant ma douce paresse, j' allois voyager avec toi ; mais mon coeur reprend sa foiblesse ; adieu, tu partiras sans moi. Les baisers de ma jeune amanteont dérangé tous mes projets. Ses yeux sont plus beaux que jamais ; sa douleur la rend plus touchante. Elle me serre entre ses bras, des dieux implore la puissance, pleure déjà mon inconstance, se plaint et ne m' écoute pas. à ses reproches, à ses charmes, mon coeur ne sait pas résister. Qui ! Moi, je pourrois la quitter ?

Moi, j’aurai vu couler ses larmes, et je ne les essuîrois pas ? Périssent les lointains climats dont le nom causa ses alarmes ! Et toi, qui ne peux concevoir ni les amans, ni leur ivresse ; toi, qui des pleurs d'une maîtresse n' a jamais connu le pouvoir, pars ; mes vœux te suivront sans cesse. Mais crains d’oublier ta sagesse aux lieux que tu vas parcourir ; et défends-toi d' une foiblesse dont je ne veux jamais guérir.

dimanche 28 décembre 2008

Délire

« Il est passé, ce moment des plaisirs dont la vîtesse a trompé mes desirs ; il est passé ; ma jeune et tendre amie, ta jouissance a doublé mon bonheur. Ouvre tes yeux noyés dans la langueur, et qu' un baiser te rappelle à la vie. Celui-là seul connoît la volupté, celui-là seul sentira son ivresse, qui peut enfin avec sécurité sur le duvet posséder sa maîtresse. Le souvenir des obstacles passés donne au présent une douceur nouvelle ; à ses regards son amante est plus belle ; tous les attraits sont vus et caressés. Avec lenteur sa main voluptueuse d' un sein de neige entr' ouvre la prison, et de la rose il baise le bouton qui se durcit sous sa bouche amoureuse. Lorsque ses doigts, égarés sur les lis, viennent enfin au temple de Cypris, de la pudeur prévenant la défense, par un baiser il la force au silence. Il donne un frein aux aveugles desirs ; la jouissance est long-tems différée ; il la prolonge, et son ame enivrée boit lentement la coupe des plaisirs. éléonore, amante fortunée, reste à jamais dans mes bras enchaînée. Trouble charmant ! Le bonheur qui n' est plus d' un nouveau rouge a coloré ta joue ; de tes cheveux le ruban se dénoue, et du corset les liens sont rompus. Ah ! Garde-toi de ressaisir encore ce vêtement qu' ont dérangé nos jeux ; ne m' ôte point ces charmes que j' adore, et qu' à la fois tous mes sens soient heureux.

Nous sommes seuls, je desire, et tu m' aimes ; reste sans voile, ô fille des amours ! Ne rougis point ; les graces elles-mêmes de ce beau corps ont formé les contours. Partout mes yeux reconnoissent l' albâtre, partout mes doigts effleurent le satin. Foible pudeur, tu résistes en vain, des voluptés je baise le théâtre. Pardonne tout, et ne refuse rien, éléonore ; amour est mon complice. Mon corps frissonne en s' approchant du tien. Plus près encor, je sens avec délice ton sein brûlant palpiter sous le mien. Ah ! Laisse-moi, dans mes transports avides, boire l' amour sur tes lèvres humides. Oui, ton haleine a coulé dans mon coeur, des voluptés elle y porte la flamme ; objet charmant de ma tendre fureur, dans ce baiser reçois toute mon ame. à ces transports succède la douceur d' un long repos. Délicieux silence,calme des sens, nouvelle jouissance,vous donnez seuls le suprême bonheur ! Puissent ainsi s' écouler nos journées aux voluptés en secret destinées ! Qu' un long amour m' assure tes attraits ; qu' un long baiser nous unisse à jamais. Laisse gronder la sagesse ennemie ; le plaisir seul donne un prix à la vie. Plaisir, transports, doux présens de Vénus, il faut mourir, quand on vous a perdus ! »




jeudi 18 décembre 2008

Réflexion amoureuse

Je vais la voir, la presser dans mes bras. Mon coeur ému palpite avec vîtesse ; des voluptés je sens déjà l' ivresse, et le desir précipite mes pas. Sachons pourtant, près de celle que j'aime, donner un frein aux transports du desir ; sa folle ardeur abrège le plaisir, et trop d'amour peut nuire à l' amour même.


mardi 9 décembre 2008

L'impatience

ô ciel ! Après huit jours d' absence, après huit siècles de desirs, j' arrive, et ta froide prudence recule l' instant des plaisirs promis à mon impatience ! D' une mère je crains les yeux ; les nuits ne sont pas assez sombres ; attendons plutôt qu'à leurs ombres Phoebé ne mêle plus ses feux.
Ah ! Si l' on alloit nous surprendre ! Remets à demain ton bonheur ; crois-en l'amante la plus tendre, crois-en ses yeux et sa rougeur, tu ne perdras rien pour attendre.
Voilà les vains raison ne mens dont tu veux payer ma tendresse ; et tu feins d' oublier sans cesse qu'il est un dieu pour les amans. Laisse à ce dieu qui nous appelle le soin d'assoupir les jaloux, et de conduire au rendez-vous le mortel sensible et fidèle qui n'est heureux qu'à tes genoux.
N' oppose plus un vain scrupule à l'ordre pressant de l' amour ; quand le feu du desir nous brûle, hélas ! On vieillit dans un jour.

Évariste Parny

dimanche 30 novembre 2008

La Discrétion

ô la plus belle des maîtresses ! Fuyons dans nos plaisirs la lumière et le bruit ; ne disons point au jour les secrets de la nuit ; aux regards inquiets dérobons nos caresses. L'amour heureux se trahit aisément ! Je crains pour toi les yeux d'une mère attentive ; je crains ce vieil Argus, au coeur de diamant, dont la vertu brusque et rétivene s' adoucit qu' à prix d' argent. Durant le jour, tu n'es plus mon amante. Si je m'offre à tes yeux, garde-toi de rougir ; défends à ton amour le plus léger soupir ; affecte un air distrait ; que ta voix séduisante évite de frapper mon oreille et mon coeur ; ne mets dans tes regards ni trouble, ni langueur.

Hélas ! De mes conseils je me repens d'avance. Ma chère Éléonore, au nom de nos amours, n'imite pas trop bien cet air d' indifférence ; je dirois, c' est un jeu ; mais je crain drois toujours.
Évariste Parny, né le 6 février 1753 à Saint-Paul (Île Bourbon, aujourd'hui la Réunion) et mort le 5 décembre 1814 à Paris.

mardi 25 novembre 2008

Les ailes de l'amour

Un jour, éléonore et moi, nous rencontrâmes l' amour, dormant sur un lit de fleurs. Enchaînons-le, dit tout bas éléonore, et portons-le dans notrehermitage ; nous nous amuserons de sa peine, etpuis nous lui rendrons la liberté ; mais nous volerons son carquois, et nous couperons ses ailes. Il faut lui laisser son carquois, répondis-je ; pour les ailes, nous ferons bien de les couper. Nous nous mettons à l' ouvrage ; nous tressons des guirlandes de roses ; nous lions les pieds et les mains à l' amour, et nous le portons sur nos bras jusques dans notre asile. Il se réveille tout-à-coup ; (le sommeil de l' amour est toujours léger.) il veutbriser ses liens ; mais ils étoient tissus des mainsde ma maîtresse. Ne pouvant y réussir, il se met àpleurer. Ah ! Rendez-moi la liberté, s' écrie-t-il ; si vous me laissez long-temsenchaîné, je vais ressembler à l' hymen.
- Eh bien, nous allons vous dégager ; mais nous voulons auparavant vous couper les ailes.
- Quoi ! Vous seriez assez cruels ?
- Oui ; vous en deviendrez plus aimable, et l'univers y gagnera beaucoup.
- Que je suis malheureux ! Puisque mes prières ni mes larmes ne sauroientvous attendrir, laissez-moi les détacher moi-même. Alors il détacha ses ailes, et les mit, ensoupirant, aux pieds d'éléonore. J'étois étonné devoir l'amour si obéissant ; je ne savois pas letour qu' il nous préparoit. On couvrit la table de flacons, et l' amour prit un couvert entre nous deux. Trois coups le rendirent plus charmant que jamais. Ses yeux pétilloient d' un feu nouveau ; les naïvetés et les bons mots découloient de sa bouche. Mais il but trop ; l'ivresse remplaça la gaîté ; sa tête appesantie s' inclina sur la table ; il alloit expirer. Ah ! Qu' avons-nous fait, ma chère éléonore ?Vîte, des parfums ; serre l'amour entre tes bras. Comme il est froid et immobile ! ô ciel ! S' ilmouroit !

Éléonore le prend sur ses genoux ; elle le presse contre son sein. Moi, je réchauffe ses mains et ses pieds. Il revient peu-à-peu de son évanouissement, et reprend bientôt toutes ses forces. Un rien affoiblit l'amour ; un rien lui rend la santé. Cependant une chaleur nouvelle s' insinuoit dans tous mes sens. Les yeux d'Éléonore me disoient qu'elle éprouvoit le même tourment. Elle se pencha sur un lit de gazon ; je m'assis auprès d'elle ; je soupirai, elle me regarda languissamment ; je la compris... ô miracle étonnant ! Au premier baiser, les ailes de l' amour commencèrent à renaître. Elles croissoient à vue d' oeil, à mesure que nous avancions vers le terme du plaisir. Après le moment du bonheur, elles avoient leur grandeur ordinaire. Alors il nous regarda tous les deux avec un souris malin. Apprenez, nous dit-il, que l' amour ne peut exister sans ailes. On a beau me les couper, la jouissance me les rend ; et vous verrez bientôt qu' elles sont aussi bonnes que jamais.

Hélas ! Sa prédiction n' est que trop accomplie ! Mais tout le poids de sa colère est tombé sur moi. éléonore est infidelle, et tous les feux qui la brûloient ont passé dans mon coeur. En vain je veux aimer ailleurs ; je sens trop qu' on ne peut aimer qu' une fois.

Évariste Parny