Bienvenue à tous sur le blog Fragments de Cerveau, consacré aux citations, aux mots d'esprits, à l'humour noir, aux poèmes, aux stances, aux extraits de films, et tous autres jeux de mots. Je vous souhaite une bonne lecture et quelques éclats de rires.




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vendredi 23 janvier 2009

« Aujourd'hui les gens savent le prix de tout et ne connaissent la valeur de rien. »

Oscar Wilde extrait de Le portrait de Dorian Gray
« Aujourd'hui tout le monde est intelligent. On ne peut aller quelque part sans rencontrer des gens intelligents. C'est devenu un véritable fléau social. »


Oscar Wilde

jeudi 22 janvier 2009

« Appuyez-vous sur les principes, ils finiront bien par céder. »


Oscar Wilde
« Ainsi que souvent le soleil trop resplendissant chasse la lune pâle, malgré ses efforts, jusqu'en sa sombre grotte, avant même qu'elle ait obtenu une seule ballade du rossignol, ainsi ta Beauté rend mes lèvres inhabiles et fait sonner faux mes chants les plus doux.

Et ainsi qu'à l'aurore, par-dessus la plaine de prairies, passera le vent d'ailes impétueuses, qui de son trop rude baiser brise le roseau qui seul pouvait servir d'instrument au chant. Ainsi mes passions trop orageuses me travaillent sans règle, et l'excès d'amour rend mon amour muet.

Mais sûrement mes yeux t'ont montré, à toi, la raison de mon silence, et du désaccord de mon luth, avant que notre séparation devînt fatale, et nous fit partir, toi vers des lèvres vibrant d'une plus douce mélodie, et moi pour évoquer le stérile souvenir de baisers non donnés, de chants jamais chantés. »


Oscar Wilde extrait de Silentium Amoris
« Aimer, c'est se surpasser. »

Oscar Wilde extrait de Le portrait de Dorian Gray
« Ah ! Si tu avais eu pour moi moins d'amitié et plus d'amour pendant tous ces jours d'un été de joie et de pluie, je n'aurais pas aujourd'hui reçu en héritage la peine, je ne serais pas devenu un valet dans la maison de souffrance. »


Oscar Wilde

mercredi 21 janvier 2009

« Aucune carte du monde n'est digne d'un regard si le pays de l'utopie n'y figure pas. »


Oscar Wilde
« Abolissons la propriété privée, et nous aurons alors le vrai, le beau, le salutaire individualisme. Personne ne gâchera sa vie à accumuler des choses, et des symboles de choses. On vivra. Vivre, c'est ce qu'il y a de plus rare au monde. La plupart des hommes existent, voilà tout. »

Oscar Wilde extrait de L’âme humaine sous le régime socialiste

Bibliographie d’Oscar Wilde

● 1878 : Ravenne : poème pour lequel est attribué le prix Newdigate


● 1881 : Poèmes : La Sphinge - Poèmes en prose (L’artiste, Le Fauteur du bien, Le Disciple, Le Maître, La Salle du jugement, Le Maître de sagesse).


● 1881 : Vera : première pièce de théâtre retirée de l'affiche la veille de la première


● 1881 : L'âme humaine, court essai publié et défendant une vision individualiste dans un monde socialiste.


● 1883 : La Duchesse de Padoue


● 1883 : Les Nihilistes


● 1886 : La vérité des masques sur Shakespeare


● 1887 : Le fantôme de Canterville (The Canterville Ghost) : publié dans The Court And Society Review.


● 1887 : The Model Millionaire : publié dans The World


● 1888 : Le Prince heureux et autres contes (The Happy Prince and Other Stories) : (Le Prince heureux, Le Rossignol et la rose, Le Géant égoïste, L’Ami dévoué, L’Insigne pétard).


● 1889 : Le déclin du mensonge


● 1889 : Pen, Pencil and Poison


● 1891 : Intentions : recueil d'essais (Le Déclin du mensonge, La Plume, le Crayon, le Poison, La Critique comme artiste, La Vérité des masques).


● 1891 : Le Crime de lord Arthur Saville et autres histoires


● 1891 : L’âme de l’homme sous le socialisme : Cette étude a été insérée dans la Fortnightly Review en février


● 1891 : Le Portrait de Dorian Gray


● 1891 : Une maison de grenades (The House of Pomegranates) : second recueil de contes (Le Jeune roi, L’anniversaire de l’infante, Le Pêcheur et son âme, L’enfant de l’étoile).


● 1892 : L’éventail de Lady Windermere


● 1893 : Une femme sans importance (A Woman of No Importance)


● 1893 : Salomé : pièce écrite pour Sarah Bernhardt en français ; traduite en anglais par Lord Alfred Douglas, illustrée par Aubrey Beardsley (1894)


● 1894 : Sentences philosophiques à l’usage de la jeunesse


● 1894 : Le Sphinx sans secret


● 1895 : Un mari idéal (An Ideal Husband)


● 1895 : L’importance d’être constant


● 1895 : Epistola in Carcere et Vinculis ~ De Profundis, écrit en prison


● 1898 : La ballade de la geôle de Reading (The Ballad of Reading Geol), long poème écrit durant son incarcération en 1897 et décrivant les derniers moments d'un condamné à mort.


● 1899 : L'Importance d'être Constant (The Importance of Being Earnest) La première représentation eut lieu le 14 février 1895 au théâtre Saint James de Londres. Jean Anouilh en fit une traduction française.


List non exhaustive

mardi 20 janvier 2009

LA FRAYEUR


T'en souviens-tu, mon aimable maîtresse, de cette nuit où nos brûlants désirs et de nos goûts la libertine adresse à chaque instant varioient nos plaisirs ? De ces plaisirs le docile théâtre favori soit nos rapides élans ; mais tout-à-coup les supports chancelants furent brisés dans ce combat folâtre, et succombant à nos tendres ébats, sur le parquet tombèrent en éclats. Des voluptés tu passas à la crainte ; l'étonnement vint resserrer soudain ton foible coeur palpitant sous ma main ; tu murmurois, je riois de ta plainte ; je savois trop que le dieu des amants sur nos plaisirs veilloit dans ces moments. Il vit tes pleurs ; Morphée, à sa prière, du vieil Argus que réveilloient nos jeux ferma bientôt et l'oreille et les yeux, et de son aile enveloppa ta mère. L'aurore vint, plutôt qu'à l'ordinaire, de nos baisers interrompre le cours ; elle chassa les timides amours ; mais ton souris, peut-être involontaire, leur accorda le rendez-vous du soir. Ah ! Si les dieux me laissoient le pouvoir de dispenser la nuit et la lumière, du jour naissant la jeune avant-courrière viendroit bien tard annoncer le soleil ; et celui-ci, dans sa course légère, ne feroit voir au haut de l'hémisphère qu' une heure ou deux son visage vermeil. L'ombre des nuits dureroit davantage, et les amours auroient plus de loisir. De mes instants l'agréable partageseroit toujours au profit du plaisir. Dans un accord réglé par la sagesse, à mes amis j'en donnerois un quart ; le doux sommeil auroit semblable part, et la moitié seroit pour ma maîtresse.